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Où commence le ciel

26 juin - 23 août 2026

Le ciel offre une invitation à la contemplation et à la réflexion, à un voyage visuel et intellectuel qui interroge notre rapport à l’environnement et à l’imaginaire collectif. Le ciel, souvent perçu comme une toile infinie et mouvante, est un espace de rencontre entre le monde naturel et le monde symbolique, entre ce qui relève de l’observation scientifique et ce qui appartient au domaine de l’esprit. La photographie est un médium privilégié pour explorer ses contrastes, ses nuances et ses mystères.

Le 6 ème parcours photographique réunira des œuvres explorant le ciel et ses peuples sous toutes ses facettes.

Michael Kenna

Biographie

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Michael Kenna a publié une somme de travaux considérable depuis les années 80. Dans ses nombreuses monographies, on voit un véritable regard se construire dans l'inlassable quête d'un paysage imaginé. Dans sa photographie, Kenna se rapproche du dessin : il propose une vision mentale, recomposition d'un monde, certes plus rêvé que décrit, mais qui existe par la confrontation aux éléments, à la nature.

Les photographies mystérieuses de Michael Kenna, souvent réalisées à l'aube ou durant les heures sombres de la nuit, se concentrent principalement sur l'interaction entre le paysage naturel et les structures créées par l'homme. Kenna photographie avec une remarquable science de la lumière et du temps.

La lumière est évidemment un facteur décisif : dépendant de la qualité de l'atmosphère (nuages, brume, soleil, neige...), du moment de la prise de vue (aube, nuit, jour), elle est aussi savamment travaillée au laboratoire.

Le temps : nombre de ses photographies sont prises avec des pauses longues qui leur confèrent cet aspect si particulier de temps immobilisé, condensé.

Kenna est particulièrement connu pour l'intimité touchante de ses photographies argentiques traditionnelles, non numériques. Ses techniques de tirage sont très personnelles et méticuleuses, réalisées à la main dans sa propre chambre noire. 

Les photographies de Kenna ont été présentées dans plus de quatre cent cinquante expositions personnelles dans des galeries et des musées du monde entier, et figurent dans plus de cent collections institutionnelles permanentes.

Le Chambon-sur-Lignon

24 rue Neuve
tous les jours, 14h30 - 18h30

Masao Yamamoto

Biographie

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Né au Japon, en 1957.
Yamamoto Masao a étudié la peinture, pour ensuite choisir de se consacrer à la photographie autour des années 1980. Durant une vingtaine d’années, Yamamoto Masao a construit un ensemble photographique d’une écriture très personnelle, qu’il a intitulé d’abord « A box of Ku » puis « Nakazora » (termes rattachés à la philosophie bouddhiste : Ku = vide, Nakazora = entre le ciel et la terre).

Ses photographies, sortes de « haïkus photographiques », prenaient la forme de petite images fragiles et patinées, comme marquées par le passage du temps. On les imaginait sauvées de l’anonymat, extraites d’une boîte de souvenirs trouvée aux puces.


Démarche cohérente et touchante : Yamamoto Masao explorait la puissance poétique des images, leur capacité à restituer un sentiment de mémoire, le souvenir ténu reliant l’image au monde.

Yamamoto Masao aurait pu continuer indéfiniment à remplir sa « boîte vide » (box of Ku), mais la nécessité lui est apparue de concentrer son regard, d’aller plus lentement et de suivre un fil, celui de la métamorphose de la rivière (Kawa), du flot immuable et à chaque instant renouvelé de l’existence.

Cette concentration s’accompagne d’un renouvellement de la forme et de la façon de montrer ses images : abandonnât l’idée d’accumulation (boîte de tirage que le visiteur peut « feuilleter » ou mise au mur très libre d’une profusion de photographies), Yamamoto souhaite que le spectateur s’arrête sur chaque photographie, qui est donc encadrée individuellement de façon classique.

Le Chambon-sur-Lignon

24 rue Neuve

tous les jours, 14h30 - 18h30

Marc Riboud

Biographie

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Marc Riboud est né en 1923 à Saint-Genis-Laval, près de Lyon. À l’Exposition universelle de Paris en 1937, il prend ses premières photographies avec le petit Vest-Pocket offert par son père pour ses 14 ans. En 1942 il devient résistant et il participe aux combats dans le Vercors en 1944. Il fait des études d’ingénieur à l’Ecole centrale de Lyon et travaille en usine, puis il décide de se consacrer à la photographie.

En 1953, il obtient sa première publication dans le magazine Life pour sa photographie d’un peintre de la tour Eiffel. Sur l’invitation d’Henri Cartier-Bresson et de Robert Capa, il rentre à l’agence Magnum.

En 1955, via le Moyen-Orient et l’Afghanistan, il se rend par la route en Inde, où il reste un an. De Calcutta, il gagne la Chine en 1957 pour un premier long séjour avant de terminer son périple en Extrême-Orient par le Japon où il trouve le sujet de son premier livre : Women of Japan.

En 1960, après un séjour de trois mois en URSS, il couvre les indépendances en Algérie et en Afrique subsaharienne. Entre 1968 et 1969, il effectue des reportages au Sud ainsi qu’au Nord Vietnam, où il est l’un des rares photographes à pouvoir entrer. Dans les années 1980-1990, il retourne régulièrement en Orient et en Extrême-Orient, particulièrement à Angkor et Huang Shan, mais aussi pour suivre les changements immenses et rapides de cette Chine qu’il connaît depuis trente ans.

En 2011, Marc Riboud fait une dation au Musée national d’art moderne (Centre Georges Pompidou) d’un ensemble de 192 tirages originaux réalisés entre 1953 et 1977. Son travail a été couronné par des prix prestigieux et musées et galeries exposent son travail à Paris, New York, Shanghai, Tokyo, etc.

Marc Riboud s’est éteint à 93 ans à Paris, le 30 août 2016. Le cœur de ses archives a rejoint les collections du Musée national des arts asiatiques – Guimet en 2019.

Le Chambon-sur-Lignon

24 rue Neuve
tous les jours, 14h30 - 18h30

Joséphine Michel
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SYRINX

 

Écouter/voir : la culture occidentale a depuis longtemps isolé sinon opposé ces deux champs de notre vie perceptive : là où l’œil objective, met à distance le monde afin de le soumettre aux rigueurs de la raison, l’oreille immerge le sujet dans ce même monde et au besoin conduit à son envoûtement. Alors que la vue dispose du temps, l’écoute doit se saisir de l’instant dans lequel ce qui lui est dû surgit pour disparaître.

Nous aurions tort de croire cette typologie inébranlable. Ce que l’on peut appréhender de l’ouïe des oiseaux bouleverse la rigidité d’un tel modèle : leur usage de l’écoute semble allier une dimension active et directionnelle de l’ouïe, à l’instar de la vue, et une relative indifférence aux traits séquentiels de rythme et de mélodie portés par ce que nous appelons peut-être un peu lestement leur chant. Celui-ci se caractérisant davantage par la présence de motifs dont l’ordre temporel importe peu.

C’est peut-être cette énigme du chant et du monde sonore en général, celui qui nous envahit et nous pénètre comme pour nous animer, que les images de Joséphine Michel déploient dans le registre en apparence si hétérogène du visuel. Ses photographies d’oiseaux le plus souvent écartent d’emblée la figure ou les grâces du corps entier, et le mythe du défi lancé à la pesanteur. Elles se consacrent à une forme de révélation de ces motifs qu’une saisie intime et singulière conduit aux confins de l’abstraction. Ce sont des yeux et des plumes que l’on ne peut se contenter de regarder mais au sein desquels nous sommes soudain plongés, comme si le regard pouvait perdre un temps de sa faconde et rejoindre, à travers l’observation aimantée, la passion de l’écoute.

Comme s’il n’y avait plus seulement à déchiffrer, à lire, mais aussi à capter, et à se laisser capter. À rejoindre tout ensemble la saisie et le saisissement.

 

Vincent Pélissier

Tence

Librairie La Boîte à Soleils

du lundi au samedi, 9h30-12h, 14h45-19h

Youssef Ishaghpour
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Proche et lointain

Ecrivain de l'image et caméraman, Youssef Ishaghpour donne ici à voir des paysages marins de format vertical, un peu à la manière des vieilles peintures chinoises ou persanes.

Les photographies ont été prises dans les Côtes-d'Armor (Saint-Cast, Le Guido, Saint-Jacut-de-la-Mer, Cap Fréhel, Erquy, Ploumanac'h, Trégastel), sur plusieurs années, à des périodes de l'année et des jours où le vide et le silence, rares dans ces régions très fréquentées, permettaient d'être ouvert au mystère des paysages.

Saint-Jeures

Médiathèque, La dentellière des mots

du lundi au samedi, 9h30-12h, 14h45-19h

Myriam Boncompain
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L'objet céramique s'impose dans son rapport sensible au réel du moment. C'est ainsi que la série est mise en route. Les dessins sur le carnet établissent sa position dans l'espace (mural ou autre) puis la mise en oeuvre commence et il n'y a rien de répétitif. C'est le temps d'élaboration des pièces à l'atelier, avec un commencement et une fin de série.

Eté 2021 à l'atelier : De beaux et d'immenses nuages ( cumulo-nimbus?) se dessinent dans le ciel-toit de l'atelier. C'est ainsi qu'une première série de nuages intitulée "Nuage d'été" est mise en route. Elle est reprise ces derniers jours ...

2023 : Série "Composition" grande et petite ou comment se saisir du paysage en céramique à l'image du peintre ou du photographe... Dans cette tentative, les nuages sont aussi présents.

2026 : Deux autres séries en cours dont l'une s'intitule "Plaque sensible" pour faire le lien avec la photographie et une autre "en plein air" avec le paysage en ligne de mire.

Saint-Jeures

Médiathèque, La dentellière des mots

du lundi au samedi, 9h30-12h, 14h45-19h

Hervé Nègre
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Après l’école des Beaux-Arts de Lyon en 1972, Hervé Nègre

décide de devenir photographe, il arpente le monde, de l’Inde

au Japon, du Gabon au Cameroun, du Pakistan au Kazakhstan,

et dans toute l’Europe centrale depuis plus de 50 ans avec de

nombreux projets. A chacun de ses voyages, c’est la rencontre

avec l’Homme qui intéresse par-dessus tout Hervé Nègre,

privilégiant largement le portrait en face à face.

«Et puis il y a 9 ans, la nature m’a invité, j’avais besoin de me remettre

de ce long parcours du monde, elle m’a accueilli avec ses

eaux célestes - une approche singulière de l’eau. J’apprenais à

la lire comme un ciel, un ciel céleste, un moyen, un passage vers

l’Autre Rive, une rencontre, une résonance harmonique entre

deux mondes, visible et invisible. Retour naturel, l’eau est partout

présente dans l’univers.»

Hervé Nègre a conduit un travail personnel sur le thème de

l’eau, en grande partie sur le plateau. L’eau a une résonnance

puissante, le symbole de la vie par excellence, c’est pour lui

«l’or crystal».

Le Mas-de-Tence

Esplanade, tous les jours, 7h-21h

Agathe Waechter
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Ce qui apparaît (quand on cligne des yeux) est une série photographique qui part d’un geste simple et involontaire : cligner des yeux lorsqu’on est ébloui par le ciel et découvrir l’impression laissée sur nos paupières par un objet précédemment observé.

 

Ce geste interrompt brièvement la continuité du regard. Dans cet instant de suspension, les images se brouillent, se chevauchent, se recomposent. Les photographies sont construites à partir de superpositions, de reflets et de transparences. Les fragments qui les composent proviennent souvent d’éléments très simples : le ciel, une ligne d’horizon, un geste, un visage, la présence d’un animal. Une fois réunis, à la manière des nuages dont on essaie de deviner la forme, ces superpositions produisent des associations inattendues. L’image n’est plus un enregistrement stable du réel mais un lieu de coexistence : plusieurs temps, plusieurs plans, plusieurs présences s’y inscrivent simultanément. La construction des images intervient a posteriori, à l’inverse des photos prises en double-expositions à l’argentique. Elles naissent d’un travail de montage à partir de photographies préexistantes, prises à des moments différents et sans intention initiale de les associer. Il s’agit presque d’une forme de collage : deux images qui, à l’origine, n’avaient aucune raison de se rencontrer se retrouvent mises en relation. La superposition agit alors comme une expérience visuelle, faisant émerger des correspondances imprévues, des continuités accidentelles, parfois même des récits. Les images sont volontairement subjectives. Elles donnent à voir un réel qui apparait par modification, traversé par des phénomènes de projection, de mémoire, de poésie et d’association.

 

La série propose ainsi des images ouvertes, qui cherchent à maintenir un état de trouble poétique — proche de ces visions fugitives qui surgissent au moment précis où l’on ferme puis rouvre les yeux.

Mazet-Saint-Voy

Jardin botanique,  tous les jours, 7h-21h

Es

Clément Bransiani
Georges Auclaire
Dominique Berta
Michel Lombard
Mimouze_au-dessus-de-lAllier.jpg

Lorem Ipsum

Chenereilles

Espace vert du cimetière,  tous les jours, 7h-21h

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